Pour qui? Pour quoi?


A peine arrivée, j'ai eu envie de rédiger et d'illustrer nos découvertes et notre nouvelle vie. Pour ceux que ça intéresse, mais aussi pour nous, des fois que nos mémoires nous jouent des tours.

jeudi 7 mars 2013

Organisation Tokyo

 

Je l'ai dit sur Lost in Tokyo, j'avais imaginé Tokyo un peu comme Shanghai, des millions de gens qui se déplacent, qui remplissent les rues et les métros, qui circulent n'importe comment, qui hurlent, qui crachent, qui fument partout ou presque... une grande ville qui vit, et comment !

Vu d'un 52e étage, on pourrait trouver des similitudes
Mes pieds ont touché le sol tokyoïte et j'ai immédiatement su que je ne pourrais pas jouer au jeu des 7 différences, à celui des 7 ressemblances à la rigueur. Les WC m'ont épatée. Ceux de l'aéroport, mais aussi ailleurs, des WC publics qui non seulement ne sentent rien (ou alors un léger parfum diffusé sur simple pression sur le bouton ad'hoc du levier de commande), mais qui ont aussi une fonction "bruit de chasse d'eau" pour masquer les bruits que pourrait lâcher un utilisateur peu délicat. Par la suite, j'ai aussi eu le privilège d'avoir un son de fanfare.


La seconde surprise est de croiser des gens polis et bien élevés, qui attendent que les passagers soient sortis d'un métro avant d'y entrer, des vendeurs qui se confondent en remerciements (je suppose) quand on veut bien payer son achat, des passants qui ne se contentent pas de gesticuler pour indiquer où se trouve l'endroit recherché, mais nous y accompagnent, au moins un bout de chemin... Des gens civilisés et discrets.

Un garde dans le métro qui s'assure que
tout va bien
Les rues de Tokyo m'ont fait penser à des rues allemandes. Peut-être que ces deux pays ont en commun le fait d'avoir dû se reconstruire après la guerre. J'ai d'ailleurs lu que pour un Japonais, quelle que soit la catastrophe qui l'atteint, il faut se remettre à l'ouvrage au plus tard 3 jours après le désastre. Discipline et détermination pour reconstruire, précipitation parfois au détriment de la réflexion, disait mon guide, qui aurait permis, par exemple, de prévoir l'élargissement des rues plutôt que de devoir les empiler les unes sur les autres.

On trie les déchets, devant les magasins. Pas un papier ne souille
les trottoirs, pas un chewing gum, pas un mégot... pas un crachat.
Non seulement on nous indique des pistes, mais en plus
les utilisateurs les respectent.
La fumée, ah, la fumée ! Dans la rue, c'est vite vu, on ne fume pas. Par contre, on s'en rend vite compte, il y a des endroits pour notre vice. Parfois bien cachés, parfois juste à côté des WC, mais inodores, je le rappelle.

Indication de l'endroit
La zone "fumeurs" est bien délimitée et respectée


Photo prise à la sauvette : on enlève son masque pour tirer
sur sa cigarette







Je suis certaine que si j'étais restée plus longtemps, je me serais beaucoup amusée à récolter d'autres exemples de cette organisation imbattable. En voici encore deux :


Quelle bonne idées ces sachets coniques
pour nos parapluies. Chaque sac en toile
porte le numéro de la table de son propriétaire
(dans un restaurant)
Lui, il scrute ses pistolets à essence qui tombent
du plafond en se demandant pourquoi ils
méritaient une photo.

Et last but not least, comme on dit, n'oublions pas la révérence, que l'on trouve dans beaucoup d'endroits publics :


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